Un « enfant de la rue », est un enfant dont la rue est devenue la demeure habituelle et sa source de moyens d’existence.
Bien que leur recensement soit peu fiable, les enfants de la rue à Ouagadougou représentent plusieurs milliers d’individus.
Un enfant provenant d’une milieu rural et qui se retrouve dans la rue part généralement pour la ville la plus proche, puis pour la capitale Ouagadougou.
Les professionnels de la protection de l’enfance, tels que Pan Bila, s’accordent à dire que le phénomène est en augmentation.
Une fille se trouve dans la rue généralement suite à un mariage forcé, ou à un placement dans une famille d’accueil qui la maltraite. Le très faible taux de scolarisation des filles contribue également à cette situation. Néanmoins, les filles sont souvent des filles « dans la rue », c’est à dire ayant un toit où s’abriter la nuit, car faisant partie de réseaux de prostitution. Il est donc plus difficile de les atteindre pour les recueillir que les garçons. Enfin, certaines se retrouvent dans la rue suite à un rejet de leur famille suite à une grossesse hors mariage. Leur parcours est très difficile, car elles se voient rejetées par la société tout en devant élever un enfant.

Le Centre d’accueil et de soins Pan Bila situé dans le quartier Nioko 2, accueille des jeunes filles de la rue en partenariat avec Médecins Sans Frontière et la Croix Rouge.
Après l’hébergement, l’assistance alimentaire et vestimentaire, les volontaires cherchent à comprendre les raisons précises de l’arrivée de la jeune fille dans la rue et tentent de renouer le lien avec sa famille.
Outre l’aspect social et psychologique déjà pris en charge par la structure, Suur Nugu a souhaité y inclure le volet médical par la création d’un centre de soins.
Suur Nugu a contribué à la construction et la gestion d’un poste médical au sein du centre d’accueil des filles en situation de rue.
Ce centre couvre le volet médical pour les situations d’urgence, le suivi médical quotidien en particulier le suivi des grossesses et des soins post natal.
Ce lieu est également un relais de soin et de prévention auprès de la population en détresse et des enfants parrainés qui vivent dans le quartier non loti de la structure.
Suur Nugu finance 50% du salaire d’une infirmière qui travaille trois jours par semaine au centre ainsi que l’achat de matériel de soins et de médicaments.
En 2023 540 actes de soins et 12 accouchements ont été réalisés.
Nous avons également signé une convention avec l’hôpital Shivraqui qui permet à l’infirmière d’y orienter des malades en situation d’urgence et pour du matériel médical.